Dimanche 17 mai 2009

Après quelques mois d’absence, voilà qu’à nouveau je ressens le besoin de me remettre au travail. A ce stade, je me dois de réexpliquer la démarche de blogs (désolé pour ceux pour lesquels il est déjà familier) pour plus de clarté dans ma démarche.

Je devrais certainement parler de mes parents, de mon enfance, mais je ne commencerai pas par là aujourd’hui. Je parlerai du besoin de solidarité que j’ai commencé à ressentir petit à petit, au fur et à mesure que mes études avançaient. Même si je n’avais jamais vécu dans le besoin, je n’avais jamais non plus vécu dans l’opulence, et les études qui s’offraient à moi allaient me donner accès à des positions sociales et salariales confortables. Elles n’étaient pas moins qu’un tournant dans la façon dont je devais appréhender ma façon de vivre. Voilà du moins ce que je me suis dit à un certain moment.

A force de côtoyer des associations de solidarité, de prendre part à des actions, je voulais aller au bout des choses. Un voyage au Burkina Faso m’avait encore davantage intrigué. Tandis que, sur le papier, il conclut le projet, dans ma tête, c’était l’ouverture de la valse aux questions. Questions un peu naïves parfois certes, mais qui ont eu le mérite de m’encourager à interrompre une année mes études afin de voyager. Dans l’établissement où j’étudie, cela est intégré et s’appelle année de césure. Ce blog avait été ouvert à cette intention : décrire ce que j’y ferais, découvrirais, les gens que je rencontrerais, mais aussi donner des nouvelles à mes proches, etc. Comme ce n’est pas non plus le but de cet article, je ne m’étends pas sur le sujet mais vous pouvez toujours naviguer sur les pages du blog pour voir ce qui en a été.

Puis une période d’un an s’est ouverte. Ma dernière année d’études. Aujourd’hui, je sens plus que jamais que j’ai la possibilité de faire un choix. De me tourner vers un mode de vie qui me permet de répondre positivement aux questions dont je peux, avec mes amies, avec Carine, ma chérie, avec mes parents, avec des inconnus rencontrés furtivement, avec des militants d’associations, débattre pendant des heures.

D’un blog de voyage, je souhaite faire de cet espace une petite boîte à idées, un journal que j’alimenterais de pensées et dont j’attendrai des lecteurs leurs réactions (les idées que je soumets font assez régulièrement cela, je dois constater). J’essaierai également de donner un maximum de contenu ainsi que d’étayer mon style resté pauvre (j’ai récemment essuyé des critiques assez douloureuses dans leur pertinence que je dois bien reconnaître, j’en ai pris note et mes erreurs passées, maintenant, je souhaiterais m’enrichir).

Je ne promets pas la régularité, mais quand il y aura des thèmes qui surgiront, j’essaierai d’y mettre du contenu. Et des lecteurs j’attendrai leurs réactions, je les prendrai en compte systématiquement.

Bien à vous, lecteurs,

Fabien

Par Fabounet
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Vendredi 18 avril 2008

Attention, ce blog va reprendre du service !

Eh oui, désolé à toutes celles et ceux (moins nombreux j'imagine) qui ont attendu désespérément des nouvelles de ma part, mais voici mon grand retour, mauvais humour compris et photos exclues.

Je vous avais donc laissé peu après mon départ de Bamako, au moment où je mettais le pied dans le bus pour un voyage d'une vingtaine d'heures en direction de Gao, la dernière grande ville avant l'entrée dans le Nord du pays (il s'agit encore du Mali, si vous suivez bien).

Mais quel but, quel dessein à ce voyage, me questionnerez-vous et me questionneront avec encore plus de tenacité les amis de mon département à la grande école des Mines de Nancy ? Tourisme, visite culturelle, visite d'amis, recontre de nouveaux amis, aventures sexuelles, ... Eh bien un peu de tout cela (dernière catégorie exclue). Il s'agissait principalement de découvrir les modes de vie dans la région, quelles étaient les questions qui leurs sont posées et comment ils y répondent.

Je détaillerai tout cela plus tard, le but de ce post était simplement de donner quelques nouvelles par rapport à mon voyage.

AUjourd'hui, l'étape c'est Cotonou. Lors des deux prochains mois, je vais travailler avec la DST dans le cadre de la gestion des déchets dans la ville. Je vous en dirai plus la prochaine fois également, là, le crédit expire...

A bientôt dans le bus ! Ou à l'arrière d'un camion, coincé entre deux sacs de riz et avec une grosse dame sur les genoux...

Fabounet

Par Fabounet
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Mercredi 19 mars 2008



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Les enfants devant l'école ,où j'ai passé ce dernier mois

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L'une des lignes directrices de nos méthodes étaient libérer les enfants, les rendre autonomes et les pousser à puiser d'eux-même dans leur ressource pour créer. Le but étant, entre autres, d'apprendre à avoir des idées et à être volontaire, ingénieux. J'ai la ferme conviction que c'est ainsi qu'on apprend à ne pas s'appitoyer sur le manque de moyens comme prétexte pour renoncer, que ce soit professionelement, personnellement, politiquement, sexuellement, etc... Et un jour, Ramata est arrivée avec ça dans les mains, sans qu'on ait rien demandé...

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Une photo prise lors des répétitions pour un petit film composé de quelques scènes, en français et en bambara. A gauche, mon collègue Berthé et les élèves qui l'écoutent.

Le touriste est donc revenu, je vous montrerai bientôt quelques photos prises dans les régions désertiques du pays, très "nature", paraît-il... Voilààààààà, c'est coume ça !

Voici pour finir de bonne humeur une histoire vécue par un supérieur de mon voisin d'en face, M. Mamadou Fofana. Un jour, le PDG de son entreprise reçoit dans son bureau, un client visiblement agité. Assis en face du directeur, il fouille nerveusement dans ses poches. "Mais c'est qoui tu as, là", lui demande, inquiet, le haut responsable de l'entreprise. "Moi, c'est har'mé !" réplique immédiatement le visiteur, réaction à la suite de laquelle la sécurité est tout de suite appelée à intervenir. Quelques explications plus tard, il s'avérait que le client était, en réalité, "en-rhu-mé" et non armé.

Bisous à tous, n'oubliez pas les comments'

 

Par Fabounet
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Mardi 18 mars 2008
Voilà une photo prise aujourd'hui même à l'aide de mon superbe Kodak Easy Share C433 AF 3X Optical Aspheric Lens 36mm - 180mm tout neuf (enfin, ça c'est le mensonge qu'on m'a raconté). Nous sommes dans la cour de l'école en train répéter les petits sketches qui seront au coeur du petit film que nous tournerons demain avec les enfants de l'école Garan Kouyaté de Kalaban Coura, un des quartiers populaires nouveaux de Bamako. J'espère sincèrement qu'il fera beau, mais en théorie pas de souci avec ça.

J'ai rendu mon rapport sur les pratiques pédagogiques. Dans ce rapport, je me permet de faire quelques recommandations dans la logique de ce que nous avons fait avec mon collègue Berthé. Je n'ai pas beaucoup d'expérience, mais je partage ce que j'ai ressenti lorsque j'étais élève et un peu mes expériences récentes en matière de pédagogie. Le rapport était assez attendu ici, j'espère ne pas avoir raconté trop de bêtises.

Sinon, quelques citations issues de mon quotidien et qui, le matin, me mettent d'une humeur pétillante :

"Moi c'est va France"

"C'est comme ça !"

"Mossieu Fabieeeeeen !"

Je reviens sur ce que je disais, en fait les photos ne marchent pas il va falloir attendre...

Bisous bisous !

Fabounet

Par Fabounet
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Jeudi 6 mars 2008
"L'exemple d'un pape qui souffre est très important. Souffrir est une manière particulière de prêcher." Signé, le pape. Merci, merci, merci d'être si utile !!!
 

Ani'tlé !

Et voilà, me voici à Bamako, son sable dans le nez, ses 36 degrés dans la tête et ses plats de riz au gras dans l'estomac. Forcément, le changement de climat assome un peu, mais il reste que le dépaysement tient plus à une culture bien différente qu'à un gradient de température.

Beaucoup des auteurs de récits de voyage que j'ai pu lire racontent leur passage à l'aéroport (sauf ceux qui voyagent à dos de chameau et qui n'ont rien à faire des aéroports). Je ne manquerai donc pas à la règle... A l'attente à Marrakech, l'avion a finalement décollé avec 2h de retard (mais ça il faudra s'y habituer), me laissant tout à mon aise pour observer le spectacle de la salle des pas perdus, immense, toute en longueur. Des voyageurs touaregs qui dorment sur un tapis aux jeunes branchés sûrement venus de Bamako, et aussi aux humanitaires humanistes en mission catholique qui viennent "éduquer les pauvres noirs pauvres",, La diversité des passagers surpend, et vous laisse deviner ce qui vous attend à la descente de l'avion. Le thé avec les amis tout en discutant, les invitations à venir manger quatre ou cinq fois, les routes encombrées et les conducteurs cyclistes suicidaires, les marchandes de fruits au bord de la route...

Pipo, Pipo, Pipo...

Bien sûr, on va me demander de me justifier, je m'y attend, ça m'est déjà arrivé... Et t'as servi à quoi là-bas ? Tu parles d'échanges culturels, mais c'est quoi ton vrai travail ? Est-ce que tu as vraiment été utile ? Quelle a été ta valeur ajoutée ? Comment sortir les noirs de la misère ?

Alors pour répondre un peu, voici ce que je fais. Je reste avec une petite ONG qui traite de questions d'éducation. Elle gère une école qui compte une classe de jardin et une classe de premier cycle, et aspirera à créer un réseau d'école dites "alternatives", en ce sens qu'elles permettent d'échapper aux écoles publiques et leurs classes de 75 élèves et aux écoles privées financées par des espagnols catholiques qui veulent "sauver les noirs". L'école a vu le jour il y a seulement deux ans, n'a pas beaucoup de moyens, et travaille avec deux enseignants peu expérimentés, mais les perspectives ne sont pas obstruées pour autant. Au contraire, même...

J'ai la chance de travailler avec deux enseignants qui sont en permanence désireux d'apprendre, de comprendre. Ils ont un certain savoir, un niveau d'études assez avancé, donc ils ont déjà certains principes, et leurs méthodes répondent à la façon dont ils ont été éduqués. Méthode d'apprentissage par répétition, rapports maître à élèves classiques basés sur la transmission de connaissance et non sur l'écoute mutuelle, une autorité verticale matérialisée par quelques gifles et tirages d'oreilles à faire rougir des maliens... En revanche, ils ont suffisamment peu enseigné pour supposer qu'ils détiennent la vérité absolue et que leur façon de faire est la bonne. Ils restent critiques et sont disposés à écouter pour progresser. Nous nous attachons donc à nous mettre à l'écoute des élèves, comprendre leurs difficultés et leurs forces, les origines de leur attention et quels moyens nous avons pour mettre leurs créativité et énergie débordantes au service de leur apprentissage.

Mission encore délicate dans le sens où parfois, la rupture avec les rapports de pouvoir traditionnels met mal à l'aise car laissant dans l'inconnu. Mais quelques résultats commencent à s'en faire ressentir...

Comme je l'ai déjà répété à certaines personnes (dont j'ignore aujourd'hui si elles ont compris le quart de ce que je voulais dire), je préfère encore travailler avec des collaborateurs sans formation et sans expérience plutôt qu'avec des gens qui ont tout fait et tout vu. Ces gens qui me demandent comment je m'appelle et puis, tout de suite après, quelles sont mes études.

Déjà la fin ?

La différence avec mon séjour en Inde réside principalement dans les durées passées dans chacun des endroits que je compte visiter. En particulier, mon séjour à Bamako sera terminé dans seulement une dizaine de jours, date à laquelle je rejoindrai Tacharane, où réside la famille de mon ami Sam, et puis Ménaka, où habite toute la famille de Farok, que je connais grâce au jumelage de la ville de Saint-Agnan.

Tout ça avant de rejoindre Ouaga pour une durée encore indéterminée.

PHAT...

Dans la rubrique PHAT, ce mois-ci, notons un concert de Djibi 5, un excellent artiste malien que j'ai pu écouter alors que mon collègue discutait politique avec nos voisines féminines, ainsi que le marriage hype d'un cousin de ce même ami, dans les hauts lieux branchés de la société malienne. Une première occasion pour moi de me ridiculiser sur une piste de danse.

En tant que répresentant de la délagation fabounettiste franco-indienne...

Il me faut reconnaître que j'ai laissé derrière moi beaucoup de gens qui me manquent assez pour que j'en parle ici. En particulier ces gens auprès desquels chaque minute passée a été d'un enrichissement incroyable. J'en ai parlé en France et j'en parle ici à Bamako, et sur mon blog, ça doit être pénible, mais, comme mineur à vocation internationale tourné vers les étrangers (ou un slogan débile du genre...), je m'y exposais...

Dans la prochaine session, il n'y aura certainement toujours pas de photos, de film, de musique, rien. Ce blog sera certainement toujours d'un désign aussi minimaliste (autrement dit, le cas échéant, moche), j'écrirai certainement toujours de façon aussi décousue avec des blagues non-moins stupides, mais c'est ça que vous aimez, non ?

 

Par Fabounet
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Dimanche 17 février 2008
Alors que je commençais non sans peines (surtout une petite peine en bas du dos, juste à droite) à m'accomoder aux transport de sac de 50kg de graines pour lapin, voilà que je repars "à l'aventure", comme on aime à me le répéter dans mon entourage proche. Déjà, oserait même sugérer la partie la plus impressionable de moi-même, qui existe encore en dépit de rudes mises à l'épreuve au pays des épices relevant. Enfin, me susurrerait gentiment mon envie d'apprendre et de découvrir. Et aussi mon ras-le-bol d'écouter quotidiennement des gens me demander quelles sont mes études, quel métier je souhaite "faire vraiment", quand je compterai "entrer dans le monde du travail". C'est ma faute aussi, j'aurais pu faire quelques photocopies de mon CV, ou alors préparer un discours prêt-à-délivrer, qui commencerait ainsi : "Intéressé par la logistique depuis ma plus tendre enfance, je me suis toujours demandé s'il fallait mieux envoyer le camion vert ou le camion bleu pour le parcours A, sachant qu'il est plus long que le B de 80km mais que le camion vert roule plus vite de 37 km/h en ligne droite, avec le vent dans le dos..." Et cela eût continué ainsi : "Saisi depuis la fin de mon adolescence centrée sur mon moi par l'injustice qui frappe les pauvres, victimes des maladies et de climats défavorables, j'ai toujours considéré l'aide humanitaire comme le moyen essentiel d'aider les PED à rattraper leur retard sur les progrès effectués par la grande société européenne, avec en tête l'industrie..."

Départ à Lyon Jeudi 21 Février, à 19h35. Oui, je dois l'avouer, j'appréhende un peu le départ. Mais, à ma décharge, j'ai fait le choix, en ce qui concerne toute la première partie de ma visite, de ne pas avoir de stage conventionné. Je m'explique.

Lors de mon séjour en Inde, j'ai été vraiment chanceux d'avoir une personne telle Dipti en guise de tutrice, d'une rare intelligence et d'une exceptionnelle ouverture d'esprit, qui m'a toujours incité à penser de façon indépendante et pour cela toujours poussé vers des personnes et des groupes qui défient les idées reçues dans les domaines où je travaillais et où ces idées sont innombrables et néfastes. Afin de ne pas se contenter d'une pensée certes admirablement critique mais à tendance cynique, elle s'est toujours poussée - et m'a d'ailleurs aussi souvent recommandé de faire ainsi - à envisager, penser et expérimenter des alternatives, à explorer des solutions concrètes. C'est d'ailleurs ainsi que, dans le cadre de mes "recherches" sur la participation des populations dans les programmes d'ONGs, je me suis trouvé à visiter le Barefoot College, Shikshantar et SECMOL.

Au cours de mon mois prochain, je souhaite avoir un parcours, non pas semblable, mais motivé par le même état d'esprit. Je m'orienterai vers des groupes et des personnes que je rencontrerai au fil de mes rencontres, de mes expériences, et non en suivant un chemin tout tracé. Fort heureusement, je ne compte pas m'y prendre seul, que croyait-on ?

Mais avant tout je rendrai visite à Farok, un ami de ma famille chef du village d'Anouzegren, jumelé avec la ville de St-Agnan, tout proche de chez moi.

En ce qui concerne la suite de mon périple voici quelques infos exclusives :

Je n'aurai certainement pas, comme au départ je l'envisageais, de stage au Burkina. J'y passerai donc afin de saluer quelques amis, mais surtout je ferai quatre mois au Bénin partagés entre...
Un stage avec la mairie de Cotonou sur la gestion des déchets, et...
Un second stage avec l'ONG Arbre de Vie

Ca promet encore de grands moments. Des joies, des détresses, des maux de ventre, des petites bêtes non identifiées, des nuages de moustique, la paranoïa du "mais c'est bien l bon bus que j'ai pris ?!?", et toujours beaucoup à apprendre, voilà le programme !

Alors à bientôt ! Le prochain poste, ce sera depuis Bamako - MALI

PS : vous aurez bien noté que je tiens un blog pourri et que je voyage tout seul. Mais pendant ce temps-là, il y en a qui ont un blog classieux (http://voyageasie.canalblog.com/), et voyagent avec leur copine qui est magnifique. Bon, trève de balivernes, passez plutôt voir mon ami guigui et ses péripéties en Asie du Sud-Est !

Par Fabounet
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Vendredi 28 décembre 2007

Dernier update depuis le monde merveilleux des vaches sacres, des sadhus violeurs et des 10-30 ans qui dansent sur les titres du dernier Shah Rukh Khan : Bharata, l'Inde. Je suis de retour pour aujourd'hui dans ce qui est et restera ma ville preferee, Bhubaneswar. Que de souvenirs emus, lorsque je repense a nos amis policiers au revers un facile ou a notre fake hebergeur d'une nuit (et finalement pas). Je voulais partager mes impressions a la veille de ce retour que vous commenciez a tous attendre avec impatience. J'ai ete conduit a bien penser a ce depart en raison du nombre de personnes me demandant si je n'allais pas manquer l'Orissa, les gens, la culture, les villages, etc.

La reponse, contrairement a ce que les difficultes que nous avons rencontre pour nous intergrer et integrer notre estomac, entre autres, auraient pourraient laisser croire, est qu'en effet, je suis perturbe par mon depart. Je commencais a m'habituer a mon non-quotidien, a decouvrir et a apprendre en permanence. A m'habituer a voir mes amis regulierement. Aux genres de travaux qui m'etaient confies. J'espere avoir le meme genre d'experiences a mon arrivee au Mali, au Burkina Faso et au Benin dans les mois a venir... Mais, en meme temps, je ne peux pas vraiment nier etre heureux de rentrer au pays, de retrouver ma famille et mes amis et le vin rouge.

On m'a aussi souvent demande quand je comptais revenir. Deja, il aurait fallu me demander si je comptais revenir. A nouveau, la reponse sera mitigee. J'ai envie de revenir voir mes amis, pourquoi pas d'apporter encore quelque chose et, toujours, apprendre encore plus des gens. Malheureusement, si mon stage a ete extremement interessant a tous points de vue, je n'ai pas nourri de conviction en ce qui concerne le bien-fonde des ONGs de developpement, et encore moins de leurs methodes, et, encore encore moins, de leurs sources de financement et des interets qu'elles desservent finalement par leur action.

J'ai pu dicuter de cela a de nombreuses reprises avec Dipti, et nous pensons tous deux qu'il y a la une situation qui, malgre les apparences, pourrait bien causer lpus de degats qu'elle ne peut resoudre de problemes.

Alors quoi ? Vais-je m'enfermer dans une grotte a attendre que ca passe, mager des baies sauvages et boire l'eau des marecages ? Non, precisement, je suis, pourrait-on dire, a la recherche d'une alternative mais je tiens a ne pas tomber dans le cynisme, il n'y a rien de moins constructif. Desormais, donc, mes experiences iront dans ce sens (hormi le dernier semestre kikidur ENSMN US dollars a NY).

La derniere question qui m'a souvent ete posee est : qu'est ce que j'ai pense de l'Inde. Repondre a cette derniere question lors d'une conversation de comptoir, ou plutot de tea stall, revient a repondre a une question de dissertation de philosophie par un oui ou un non. Je devrais dire que je n'en sais rien, que cela depend des jours et des gens, de l'etat de l'estomac qui influe sur l'etat d'esprit. Malgre tout, mon sentiment majeur reste celui d'une richesse sans fin dans les coeurs des gens et dans leur culture. Leur diversite est une chance, et je souhaite qu'elle soit pour le meilleur !

Je m'en retourne donc au pays, la tete pleine de souvenirs et le sang plein de malaria (non, je deconne, je sais pas encore). J'ai chalereusement remercie toutes les personnes qui m'ont accuielli, soutenu et guide pendant ce stage, au fil de mes decouvertes, de mes erreurs, de mes doutes et de mes questions. Merci Dipti pour avoir ete une si grande dame, et respect, beaucoup de respect. Merci Erwan pour avoir ete un si bon compagnon. Je me souviendrai longtemps de chacun de nos moments insolites. Merci Pretesh d'avoir ete un si accueillant ami. Merci Tonio d'avoir pris le temps de discuter avec moi, ce fut, je me repete mais c'est le cas, extremement enrichissant. Et j'oublie dans cette liste Gobardhan, Ajya, Chitra, Sambit, Myong-Kwan et Jin-Soo, Ben, Hilomi, Jagadish, Himansu, Sarat, Daniel, Anju Helen, Norbu, Dadul, Rinchen et Ladol, Youdong et Norgay, Jacob et Gloria, Manish Jain, Nirmal et Manoj de Shikshantar, mon ami Ram, Gajanana et tout le staff du mess de Gram Vikas, Aoife et Karin, mes amis chauffeurs a Gram Vikas, mes rencontres imprevus lors de mes voyages et a tous ceux qui m'ont soutenu dans mes choix, la liste serait longue...

A bientot pour de nouvelles aventures (et, promis, il y en aura !)

Par Fabounet
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Mardi 18 décembre 2007
Citation : "L'évangélisation des Indiens d'Amérique n'a comporté à aucun moment une aliénation des cultures précolombiennes et n'a pas imposé une culture étrangère".

En voila une dont il faudra se rappeler dans les livres d'histoire ! Alors ca c'est de qui vous pensez ? Un gros con, un enorme abruti a priori, ou alors un gros fasciste, non ? cf a la fin

He me voici de retour en grande forme apres plus de deux mois de vagabondages et de decouvertes en tous genres et en tous lieux. Il serait difficile de tout resumer, mais quelques photos feront l'affaire.

Tout commence par le durga Puja (alors si vous me demandez ce que c'est, je peux vous repondre, mais ca risque de prendre du temps. Avis a tous ceux qui me rencontreront a mon retour : ne posez pas cette question, c'est pire que d'avoir droit a la seance photo commentee des vacances de Toto...). Avec Myeong Kwan, Jin Soo (deux volontaires coreens) et Ben (un volontaire non coreen), nous avons decide de visiter le sud de l'Inde. Nous nous sommes ainsi rendus a Chennai, a Pondicherry, a Trivandrum et a Kovalam, pour les plus grands noms. Je n'ai pas vraiment de photos a montrer, je n'en ai pas prises (je gardais la place sur les cartes memoires...). Mais voici, juste pour l'anecdote, un marche aux fruits a Chennai, pres du Grand Tribunal.

 

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J'ai ensuite rejoint Dipti a Ahmedabad. Elle venait de terminer un stage de 10 jours de meditation, ou elle n'aura pas reussi a me trainer. Dommage peut-etre, c'aurait pu m'apporter, mais ce n'est surement que partie remise (a dans quelques annees quand meme). Cela s'appelle Dhamma, il s'agit de se concentrer sur une parite de son corps (sa respiration nasale en l'occurence) pour ainsi, de facon plus generale, reussir a evacuer les douleurs et les coleres du quotidien. Nul doute que ce genre d'exercice m'eut ete benefique finalement. Notez qu'un centre existe en France pour les interesses... Le jour de mon arrivee correspondait au dernier jour des ceremonies de deuil de sa grand-mere, une personne tres respectable, d'apres ce qu'elle m'en a decrit. Pourtant, l'apres-midi n'a pas sombre dans la detresse, au contraire meme. Apres avoir pratique un interminable rituel, d'une precision maniaque, la famille a rencontre les nombreux et ont evoque ensemble les bons moments du passe.

Apres avoir visite l'ONG Manav Sadhna, dans les bidonvilles d'Ahmedabad, et avoir fait serveur au Seva Cafe le soir (couteau suisse, je me presente...), me voici parti pour Udaipur ou j'ai rencontre le groupe Shikshantar.Il y aurait beaucoup a dire a leur sujet. Ils ont des positions habituellement considerees comme radicales sur les questions de developpement, d'education, de societe, mais je reconnais adherer a nombre de leurs idees. Un des fondateurs du groupe, Manish Jain, etait conseiller a l'UNESCO et a fait le constat de l'echec du systeme d'education comme moteur de reflexion et d'ouverture. Il a realise qu'au lieu de remplir ces nobles objectifs, l'education grace a l'ecole pousse inexorablement les generations vers l'economie de marche, selon une facon de penser unique. Contribuant a creer la pauvrete et la destruction de la planete.



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the Barefoot College est une ONG particuliere dans le sens ou les populations beneficiaires etaient (en theorie seulement, malheureux a dire, mais c'est le cas) au coeur des programmes. Ainsi, voici Peema, qui vient tout droit du Boutan et qui s'entraine a monter des lampes solaires pour les apporter a son village et etre en mesure de les reparer et les changer sans besoin de l'ONG.

 

 

Apres, eut lieu le grand dilemme : Gram Vikas ou pas Gram Vikas. "You should go there", ces mots Diptiesques eurent le temps de faire plusieurs fois le tour de mon cerveau (immense, donc beaucoup de temps) avant qu'une decision ne soit prise, et la balance pencha du cote "aventureux", j'aime a dire, fabounesque. Finies les baignades, les orteils en eventails et les cocktails sur la plage. Bonjour les bonnets en Yak, les triples epaisseurs de T-shirts et de blousons.

Mais le jeu en valait la chandelle. SECMOL est une ONG ladakhie qui a travaille a reformer le systeme d'education de la region, inadapte, manquant completement de pertinence et n'ouvrant aucune perspective. Grace a SECMOL, les programmes ont ete travailles pour epouser le contexte social, environnemental et culturel du Ladakh et les enseignants ont ete entraines a etre enseignants (eh oui c'etait nouveau). Depuis, le taux de reussite a l'examen de classe X (un genre de bac, si vous voulez) est passe de 10 a 50%. Malheureusement, des conflits avec l'etat de Jammu Kashmir ont pousse SECMOL a cesser de se meler des reformes et a ne plus se concentrer que sur son education alternative, promulguee sur son campus eco-suffisant. Chauffage solaire, electricite solaire, compost de differentes origines, eau de la riviere, lait des vaches et soutenabilite financiere, le campus est un modele dans le genre. De plus, le campus est entierement sous la responsabilite des etudiants (en photo, ils sont une trentaine a peu pres). Moi, je dis chapeau bas...

 

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J'ai rempli une mission de prof de physique temporaire (miroir, mon beau miroir...) mais ai aussi assister a differentes autres activites, moins orientees vers les examens. Je realise a quel point la preparation des examens formate entierement les lecons ainsi que la facon d'apprendre, donc l'esprit des etudiants. Je continue a ne pas croire que le systeme d'education permet aux etudiants de grandir, au contraire. Il assujettit, contraint, bloque les perspectives, personne sinon les plus hypocrites ne peuvent parler d'ouverture...

Puis une semaine passee chez Norbu puis chez son frere (photo du monastere, son frere est moine bouddhiste), respectivement a Upshi et a Gya, ou la neige etait au rendez vous. Les diverses festivites pour le nouvel an Ladakhi (le Losar), dont une memorable course de chevaux, ont bien egaye l'atmosphere pourtant bien froide d'un point de vue thermique. Quelques tasses de the ont fait du bien a tout le monde (comme dirait Erwan, au niveau du gout, ca va...)


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Puis retour en Orissa Pour ce qui sera la fin de ma periode indienne. Je commence a me poser des questions existentielles, par exemple, comment vais-je faire pour ramener tout ce bordel en France ? Il y aura certainement un dernier article sur ce blog, mais il sera edite depuis le pays du vin rouge, je pense.

Merci donc au Broadband Cafe de Berhampur, en face de Mayuree Tower, nos meilleurs amis et nul doute que, avec Erwan, nous sommes maintenant dans le top 10 des clients de l'etablissement. Bisous a tous, les grands, les blondes, les barbus, Antoine Talbot, etc... et a bientot peut-etre en France (ca depend si j'ai assez d'argent pour payer la surcharge de bagage a l'aeroport... MAIS NON maman je deconne!)

Fabounet


La citation etait du Pape Benoit XVI, donc en effet, c'est le cas. Mais apres tout, on peut lui pardonner. Trois ans dans les jeunesses hitleriennes, ca vous change un homme. Sur ce, Heil les amis !



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Ces vacances, apres quelques trois mois d'Orissa, ont ete une bonne parenthese avant de repartir dans mon train-train quotidien (non, je plaisante, je n'en ai pas). J'ai apprecie de pouvoir me baigner dans l'Ocean Indien, de manger un peu autre chose que du riz et tout simplement de profiter un peu avec mes amis volontaires.

De Trivandrum, j'ai decide de rejoindre mon ami Pretesh, qui habite a Mumbai, la ville ou il devait y avoir plein de monde des Mines et ou il n'y a personne, finalement. Dommage, car c'est une ville a decouvrir, bien qu'elle ne soit qu'en pas grand chose (sinon dans ses bidonvilles) representative de la societe indienne. Je me suis fait materner par la maman de Pretesh. La-bas, j'ai eu le sentiment que je ne pourrais plus jamais manger un chapatti de toute ma vie. Voici quelques photos de Mumbai, le fameux Taj Mahal Hotel, ou resident les stars de passage, comme Nicolas, ou Carla (eh oui, je suis a jour sur l'actualite internationale importante).

Par Fabounet
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Dimanche 11 novembre 2007

Salut a tous !

Puisque vous avez envoye quelques reactions, il m'est venue l'idee lumineuse de vous repondre publiquement via ce blog (ouah comment intelligent je suis). Ca va faire un peu courrier des lecteurs, mais c'est plus interactif comme ca... En plus j'avais promis de repondre a vos questions si vous en aviez. Soit vous n'en avez pas, mais je vais repondre aux remarques puisque vous en avez !

Cher O. et Guibodet, Il vous faudra de la patience jusqu'au prochain update du blog, puisque je m'en vais en Ladakh, ou l'Internet se debite a la minute. Ainsi, peu de chances d'avoir vent de mes elucubration himalayesques avant la fin de mon periple. Patience donc... Quant a mon poids, il se stabilise desormais dans de sombres regions tatanesques.

Cher yuni, Certes Hollywood peut bien etre critique aussi. Blood Diamond, par exemple, ne cherche-t-il pas a nous transmettre un message quasiment insultant a l'egard des populations africaines ? Les films de guerre ne font-ils pas l'apologie de la guerre comme d'une etape qui fait d'un gamin un homme, ou encore plus simplement l'apologie des Etats-Unis ? Je voulais simplement preciser que le cinema de Bollywood n'est pas a l'image de la societe de Mumbai, orientee vers le changement social. Les films sont reecrits selon les criteres imposes par des producteurs plus que conservateurs, tant au niveau du style (pourtant entierement inspire de la comedie musicale americaine) que des idees. En guise d'exemple, la place de la femme, en particulier son comportement avec les hommes, est un sujet recurrent. Dans un film culte indien, une femme danse en jean autour d'une piscine entouree d'hommes (dont le heros du film), de facon osee. A cause de ce comportement inacceptable, elle sera victime d'un viol collectif et toute la sequence est orientee de facon a prouver la culpabilite de la femme. De plus, l'histoire raconte le proces de ces hommes : ils sont finalement innocentes, parce qu'apres tout, une femme n'a pas a faire ca. Par ailleurs, ces films presentent une image de l'Inde en decalage complet avec la realite, ce qui n'est pas le cas du cinema occidental qui cherche parfois a decrire certaines realites avec fidelite, sans embellir les situations. Ce n'est pas generalisable, certes, mais affirmer qu'on peut trouver des films de Bollywood realistes est encore plus faux. Laaga Chunari Mein Daag represente Varanasi, la ville la plus sacree d'Inde, traversee par le Gange. On y vient se laver dans l'eau du fleuve sacree depuis toute l'Inde. Les mourrants boivent une gorgee de cette eau juste avant leur trepas, pour purification. Le film nous presente des rues animees mais gaies, ou les enfants ont de beaux vetements, les rues ne sont pas bondees mais tres calmes et tres propres. Et le Gange... On se croirait aux Andaman. Rien a voir avec la vraie Varanasi, plus agitee que sa representation bollywoodesque.

Cher Touny, Ca fait plaisir ton petit post. J'espere que tout roule pour toi et que tu as marquee la Nouvelle Zelande a jamais !

Cher Erwan, Ca fait au moins trois fois que tu me parles de la bouffe grasse, ca doit vraiment t'avoir traumatise au retour. Quant a moi, ca doit faire quelques semaines que je ne mange plus de viande, je m'eleve spirituellement, vois-tu. Les pepins physiques, je passe entre les gouttes pour le moment. Vraiment, a part la chiasse dans le train et des taches bizarres sur les pieds et une cinquantaine de piqures de moustiques en une semaine, ca va. Je signale aussi que, comme j'ai quitte l'Orissa, j'ai arrete la savarine, et franchement, je me sens mieux maintenant. Je suis simplement defonce au lieu d'etre completement defonce ! Je suis egalement content pour les resultats en Suisse, il faut bien renvoyer les gens chez eux a un certain moment. Ou du moins on ne garde que ceux qui sont genetiquement compatibles. Mais non je deconne, ce serait pas une idee de gros extremiste ca, un test ADN pour reguler l'immigration ?..

Cher Jeremy, Egalement tres hereux de savoir que tu vas bien ! En Inde tout va bien. Je realise que sur le blog j'ai tendance a etre parfois un peu cynique, mais au final, je me suis attache a ce pays. Non pas au tourisme a Delhi, au visites cartes-postales proposees par les Tour Operators, aux Rickshaw qui t'assaillent le long des trottoirs ou encore aux faux restaurants espagnols, italiens ou francais pour bobos occidentaux. Les journees et nuits passees dans les villages d'Orissa, avec mes amis, a discuter simplement et a manger ensemble, mes quelques jours avec la famille de Pretesh a Mumbai, mon passage dans le Gujarat chez Dipti, la perspective de rencontrer des gens extraordinaires tous les jours, voila ce qui fait que, peu importent les pepins physiques, les soucis relationnels et ma blasitude en face du "monde du developpement", jamais je ne regretterai mon passage ici.

Demain je pars donc pour le Ladakh pour quelques semaines. A bientot !

Par Fabounet
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Dimanche 4 novembre 2007

Et hop, deux a la suite !!

Je tenais aussi a parler de mes experiences recentes...

Il y a 6 jours, j'etais avec Pretesh et Anju a Mumbai donc, ou j'ai pu passer pas mal de temps avec la famille (pas la mienne, mais bon...), visiter un peu (touriste me voila) et aussi regarder quelques films pourris a la tele.

Mais la puissance du fabounet n'etait pas encore lachee : invite par Dipi a passer deux jours avec elle a Ahmedabad, j'acceptai sans reticence, voir du pays et les gens qui l'occupent, ca me va. Dipti revenait de 10 jours de meditation pres de Narsik. Je tiens a preciser que, meme apres de nombreux efforts de sa part, je n'ai toujours pas cede : je n'irai pas. "If I had the power, I would force you to go there", he he... Par contre j'avoue que l'experience m'intrigue de plus en plus. Il s'agit de developper son soi seln le precepte du swaraj, introduit par Gandhi. Se developper soi meme (on se cherche, en gros) en respect avec son environnement pour parvenir a une forme d'harmonie dans le monde. Bon, dit comme ca ca fait un peu baba cool, mais j'en reparlerai plus tard.

Malheureusement, Dipti aperdu sa grand-mere. Une personne de grande valeur, selon ce qu'elle m'en a dit. Mon arrive correspondait au dernier jour de la ceremonie de deuil, a laquelle j'ai donc pu assister. Comme j'ai pas la foi de out raconter, vous me demanderez pour le details. Sachez dans l'ensemble que j'ai ete assez impressione par la minutie avec laquelle les rituels hindous ont ete appliques par le pretre brahmane. "Sans doute pour oublier qu'on ient de perdre un etre cher" me dit Dipti... Je suis bien d'accord, la religion sert beaucoup a ce genre de choses : oublier.

Comme Dipti est une personnequi est toujours sure de ce qu'elle veut faire, sauf si ca depasse les 5 prochaines minutes, elle s'est retrouvee a Delhi voir un ami a l'hopital apres une serie de "j'y vais, j'y vais pas" totalement fabounesque. Du coup, ou rester, que faire ? J'ai donc decider d'aller visiter Manav Sadhna, une ONG qui travaille sur l'education dans les bidonvilles d'Ahmedabad.

La-bas, j'ai eu un sentiment mitige (comme toujours). Forcement je suis content de voir les enfants heureux, eveilles. Il semblerait que l'education fournie la-bas incite a l'eveil, et que ca marche. J'ai pu participer a une seance d'animations, avec au moins une trentaine d'enfants, c'etait assez fou!

Pour autant, je reste en desaccord avec le mode de fonctionnement de Manav Sadhna, quiest supportee par quelques 60 doneurs differents dont 55 hors d'Ahmedabad. Et ils en sont fiers. Je ne sais pas si je dois refaire le speech a propos des ONG, des creations de dependances, mais j'en reparlerai plus tard aussi, de facon plus complete.

Decu mais optimiste neanmoins, le soir, je me retrouve au seva cafe, un restaurant base sur un concept original. Tu arrives, tu commandes ton plat et on te sert, mais tu n'as pas de note a payer a la fin : tu fais un don selon ce que tu estimes etre juste. De plus, tout le monde est inite un jour a s'inscrire en tant que cuisinier ou serveur. Main a la pate pour fabounet, je me suis donc retrouve a distribuer des paneer toasts et des sev puri dans tous les sens jeudi dernier, une experience bien amusante et l'occasion de sympathiser avec les cuisiniers et les serveurs...

Si vous voulez savoir comment je me suis retrouve, deux jours plus tard, a jardiner dans le desert dans le Rajasthan avec un groupe d'"alter-mondialistes" anarchistes (non je n'ai pas revu Birl), cette histoire est a suivre...

A plus les petits...

Par Fabounet
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