Citation : "L'évangélisation des Indiens d'Amérique n'a comporté à aucun moment une aliénation des cultures précolombiennes et n'a pas imposé une culture étrangère".
En voila une dont il faudra se rappeler dans les livres d'histoire ! Alors ca c'est de qui vous pensez ? Un gros con, un enorme abruti a priori, ou alors un gros fasciste, non
? cf a la fin
He me voici de retour en grande forme apres plus de deux mois de vagabondages et de decouvertes en tous genres et en tous lieux. Il serait difficile de tout resumer, mais quelques
photos feront l'affaire.
Tout commence par le durga Puja (alors si vous me demandez ce que c'est, je peux vous repondre, mais ca risque de prendre du temps. Avis a tous ceux qui me rencontreront a mon
retour : ne posez pas cette question, c'est pire que d'avoir droit a la seance photo commentee des vacances de Toto...). Avec Myeong Kwan, Jin Soo (deux volontaires coreens) et Ben (un volontaire
non coreen), nous avons decide de visiter le sud de l'Inde. Nous nous sommes ainsi rendus a Chennai, a Pondicherry, a Trivandrum et a Kovalam, pour les plus grands noms. Je n'ai pas vraiment de
photos a montrer, je n'en ai pas prises (je gardais la place sur les cartes memoires...). Mais voici, juste pour l'anecdote, un marche aux fruits a Chennai, pres du Grand Tribunal.
J'ai ensuite rejoint Dipti a Ahmedabad. Elle venait de terminer un stage de 10 jours de meditation, ou elle n'aura pas reussi a me trainer. Dommage peut-etre, c'aurait pu
m'apporter, mais ce n'est surement que partie remise (a dans quelques annees quand meme). Cela s'appelle Dhamma, il s'agit de se concentrer sur une parite de son corps (sa respiration nasale en
l'occurence) pour ainsi, de facon plus generale, reussir a evacuer les douleurs et les coleres du quotidien. Nul doute que ce genre d'exercice m'eut ete benefique finalement. Notez qu'un centre
existe en France pour les interesses... Le jour de mon arrivee correspondait au dernier jour des ceremonies de deuil de sa grand-mere, une personne tres respectable, d'apres ce qu'elle m'en a
decrit. Pourtant, l'apres-midi n'a pas sombre dans la detresse, au contraire meme. Apres avoir pratique un interminable rituel, d'une precision maniaque, la famille a rencontre les nombreux et
ont evoque ensemble les bons moments du passe.
Apres avoir visite l'ONG Manav Sadhna, dans les bidonvilles d'Ahmedabad, et avoir fait serveur au Seva Cafe le soir (couteau suisse, je me presente...), me voici parti pour Udaipur
ou j'ai rencontre le groupe Shikshantar.Il y aurait beaucoup a dire a leur sujet. Ils ont des positions habituellement considerees comme radicales sur les questions de developpement, d'education,
de societe, mais je reconnais adherer a nombre de leurs idees. Un des fondateurs du groupe, Manish Jain, etait conseiller a l'UNESCO et a fait le constat de l'echec du systeme d'education comme
moteur de reflexion et d'ouverture. Il a realise qu'au lieu de remplir ces nobles objectifs, l'education grace a l'ecole pousse inexorablement les generations vers l'economie de marche, selon une
facon de penser unique. Contribuant a creer la pauvrete et la destruction de la planete.
the Barefoot College est une ONG particuliere dans le sens ou les populations beneficiaires etaient (en theorie seulement, malheureux a dire, mais c'est le cas) au coeur des
programmes. Ainsi, voici Peema, qui vient tout droit du Boutan et qui s'entraine a monter des lampes solaires pour les apporter a son village et etre en mesure de les reparer et les changer sans
besoin de l'ONG.
Apres, eut lieu le grand dilemme : Gram Vikas ou pas Gram Vikas. "You should go there", ces mots Diptiesques eurent le temps de faire plusieurs fois le tour de mon cerveau
(immense, donc beaucoup de temps) avant qu'une decision ne soit prise, et la balance pencha du cote "aventureux", j'aime a dire, fabounesque. Finies les baignades, les orteils en eventails et les
cocktails sur la plage. Bonjour les bonnets en Yak, les triples epaisseurs de T-shirts et de blousons.
Mais le jeu en valait la chandelle. SECMOL est une ONG ladakhie qui a travaille a reformer le systeme d'education de la region, inadapte, manquant completement de pertinence et
n'ouvrant aucune perspective. Grace a SECMOL, les programmes ont ete travailles pour epouser le contexte social, environnemental et culturel du Ladakh et les enseignants ont ete entraines a etre
enseignants (eh oui c'etait nouveau). Depuis, le taux de reussite a l'examen de classe X (un genre de bac, si vous voulez) est passe de 10 a 50%. Malheureusement, des conflits avec l'etat de
Jammu Kashmir ont pousse SECMOL a cesser de se meler des reformes et a ne plus se concentrer que sur son education alternative, promulguee sur son campus eco-suffisant. Chauffage solaire,
electricite solaire, compost de differentes origines, eau de la riviere, lait des vaches et soutenabilite financiere, le campus est un modele dans le genre. De plus, le campus est entierement
sous la responsabilite des etudiants (en photo, ils sont une trentaine a peu pres). Moi, je dis chapeau bas...
J'ai rempli une mission de prof de physique temporaire (miroir, mon beau miroir...) mais ai aussi assister a differentes autres activites, moins orientees vers les examens. Je
realise a quel point la preparation des examens formate entierement les lecons ainsi que la facon d'apprendre, donc l'esprit des etudiants. Je continue a ne pas croire que le systeme d'education
permet aux etudiants de grandir, au contraire. Il assujettit, contraint, bloque les perspectives, personne sinon les plus hypocrites ne peuvent parler d'ouverture...
Puis une semaine passee chez Norbu puis chez son frere (photo du monastere, son frere est moine bouddhiste), respectivement a Upshi et a Gya, ou la neige etait au rendez vous. Les
diverses festivites pour le nouvel an Ladakhi (le Losar), dont une memorable course de chevaux, ont bien egaye l'atmosphere pourtant bien froide d'un point de vue thermique. Quelques tasses de
the ont fait du bien a tout le monde (comme dirait Erwan, au niveau du gout, ca va...)
Puis retour en Orissa Pour ce qui sera la fin de ma periode indienne. Je commence a me poser des questions existentielles, par exemple, comment vais-je faire pour ramener tout ce
bordel en France ? Il y aura certainement un dernier article sur ce blog, mais il sera edite depuis le pays du vin rouge, je pense.
Merci donc au Broadband Cafe de Berhampur, en face de Mayuree Tower, nos meilleurs amis et nul doute que, avec Erwan, nous sommes maintenant dans le top 10 des clients de
l'etablissement. Bisous a tous, les grands, les blondes, les barbus, Antoine Talbot, etc... et a bientot peut-etre en France (ca depend si j'ai assez d'argent pour payer la surcharge de bagage a
l'aeroport... MAIS NON maman je deconne!)
Fabounet
La citation etait du Pape Benoit XVI, donc en effet, c'est le cas. Mais apres tout, on peut lui pardonner. Trois ans dans les jeunesses hitleriennes, ca vous change un homme. Sur
ce, Heil les amis !
Ces vacances, apres quelques trois mois d'Orissa, ont ete une bonne parenthese avant de repartir dans mon train-train quotidien (non, je plaisante, je n'en ai pas). J'ai apprecie
de pouvoir me baigner dans l'Ocean Indien, de manger un peu autre chose que du riz et tout simplement de profiter un peu avec mes amis volontaires.
De Trivandrum, j'ai decide de rejoindre mon ami Pretesh, qui habite a Mumbai, la ville ou il devait y avoir plein de monde des Mines et ou il n'y a personne, finalement. Dommage,
car c'est une ville a decouvrir, bien qu'elle ne soit qu'en pas grand chose (sinon dans ses bidonvilles) representative de la societe indienne. Je me suis fait materner par la maman de Pretesh.
La-bas, j'ai eu le sentiment que je ne pourrais plus jamais manger un chapatti de toute ma vie. Voici quelques photos de Mumbai, le fameux Taj Mahal Hotel, ou resident les stars de passage, comme
Nicolas, ou Carla (eh oui, je suis a jour sur l'actualite internationale importante).